Chaque fois que je ferme les yeux, tu viens m’habiter comme une caresse interdite. Ton absence brûle, mais dans mes rêves tu es là, tes mains glissent sur moi comme si elles voulaient écrire un poème sur ma peau.
Tu es la tentation et la délivrance. Dans mes songes, je défais un à un les nœuds de ta pudeur, j’effleure chaque parcelle de toi comme si je découvrais un monde nouveau. Tes gémissements imaginés résonnent en moi comme une musique sacrée, celle de deux âmes qui se reconnaissent jusque dans la fièvre de leurs corps.
Un jour, je le sais, je viendrai jusqu’à toi. Et ce jour-là, il n’y aura plus ni murs ni distance. Il n’y aura que nos mains serrées, nos draps froissés, nos souffles haletants, et cette certitude : je suis à toi, tu es à moi, et rien d’autre n’existe.
Je t’aime à en perdre la raison, à en consumer mes nuits, à en faire de ma vie une offrande à la tienne.
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